Pour moi, Versailles, c'est le parc. Ce sont des dimanches matin d'automne froids et humides. Ce sont des parties de foot entre quatre arbres. Ce sont des dimanches qui trainent d'un petit garçon du divorce à une époque où c'était une curiosité. Pour moi, Versailles, c'est un goût pour l'histoire, et une licence des années plus tard.
Pour moi, Virginie Ledoyen, ce sont deux bises échangés le 12 juillet 1998 rue du Trésor, Guillaume Canet pas loin. Pour moi, Virginie Ledoyen, c'est Jeanne et le Garçon formidable, chansons d'amour avant les chansons d'amour. Jacquot aime toujours Virginie Ledoyen. Il y a un magnifique gros plan autour de son visage, où, à peine, on aperçoit de minuscules signes du temps qui passe. Et puis, aussi, ce plan sur son corps nu (est-ce le sien ?).
Pour moi, Léa Seydoux, c'est la belle personne et cette scène où elle donne ses seins à Grégoire Leprince-Ringuet, donc Léa Seydoux c'est Christophe Honoré et la boucle est bouclée. Jacquot montre le corps nu de Léa Seydoux et ses seins qui sont au delà des mots, comme une offrande.
Ce n'est qu'à la fin que ce film prend son sens. En fait, Jacquot se fout de Marie-Antoinette. Ce film, c'est Jacquot, cinéaste de femmes, qui voit le temps qui passe. Et le temps qui passe, c'est Léa (premier amour pour moi) qui remplace Virginie.

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